Rendez-vous au 3 rue de Bretagne.

Posté par Roxane Schaeffer, le Mardi 11 septembre 2018

Cela va faire plus d’un an que ce blog professionnel n’a pas été alimenté. Cela mérite peut-être quelques explications. Non, la Petite Bibliothèque Ronde n’a pas cessé ses activités et les projets réalisés cette année n’étaient pas moins intéressants à partager, – et il est encore temps de le faire, patience ! Simplement il y a eu beaucoup de changements, de nouvelles orientations et trop peu de temps pour rédiger les retours d’expériences qui font vivre ce blog.

L’absence de nouvelles publications a pu être assez déconcertante ; elle a pu donner une impression trompeuse sur ce qu’était en train de vivre l’association. En réalité, cette année a marqué une nouvelle étape dans son histoire ; l’équipe a relevé ses manches et pas mal de défis aussi.

L’année scolaire 2017/2018 a commencé par des départs. L’association a ainsi poursuivi toutes ses activités pendant plusieurs mois après le départ de la directrice puis de la directrice administrative et l’équipe s’est préparée, non sans interrogation, au recrutement d’un nouveau directeur avec d’autres idées et envies sur l’avenir de ce lieu. Depuis son arrivée en février, il y a eu une réorganisation en interne, quantité de beaux projets terminés, beaucoup de nouveaux partenariats amorcés et la préparation du déménagement de l’association dans un local temporaire. Rien de moins.

En effet, la restauration du bâtiment de la bibliothèque des enfants demandant la fermeture complète des espaces, l’association s’apprête à déménager, le temps que soient réalisés ces travaux dans les meilleures conditions. C’est au terme du weekend des Journées Européennes du Patrimoine les 15 & 16 septembre prochains, que le bâtiment fermera ses portes au public pour plusieurs mois voire années selon le calendrier. L’association la Petite Bibliothèque Ronde n’en cesse évidemment pas pour autant ses activités. Elle prendra ses quartiers à seulement quelques mètres de là dans un local temporaire, une Antenne, située au 3 rue de Bretagne.

Dans ce local plus petit, elle pourra, à compter du mardi 16 octobre, recevoir du public, poursuivre l’ensemble de ses activités auprès des enfants et des professionnels (son offre de formation par exemple) et surtout collaborer encore plus étroitement avec tous les acteurs de la ville de Clamart comme du territoire de la communauté d’agglomérations.

Ce départ est donc un choix voté par le Conseil d’Administration de l’association.

Il n’a pas été simple mais il s’inscrit dans une dynamique veillant à assurer la pérennité de l’association, sa philosophie et son bâtiment, toujours étroitement liés.

En bref, cette année, on est heureux d’embarquer pour

– des projets ambitieux pour et avec les enfants,

– un nouveau lieu, le temps que la bibliothèque se refasse une beauté,

– une nouvelle convention avec le Territoire Vallée-Sud Grand-Paris et des relations rassérénées avec la Ville de Clamart.

N’hésitez pas à contacter l’équipe si vous voulez en savoir plus ou venez en discuter autour d’un verre le samedi 15 septembre dès 17h à la bibliothèque.

On vous souhaite une très belle rentrée !

Un dimanche avec Aurasma

Posté par La Petite Bibliothèque Ronde, le Mercredi 24 mai 2017

Connaissez- vous Aurasma ? C’est une application de réalité augmentée, gratuite, disponible sur AppStore et PlayStore, qui permet de créer et de « lire » de la réalité augmentée. En passant avec la tablette sur une image préalablement choisie, qu’on appelle « l’aura », un contenu virtuel apparaît et vient s’incruster dans l’image d’origine.  Ce contenu prend la forme d’une image, d’une vidéo ou encore d’une photo. Un choix de contenus est disponible dans la bibliothèque de l’application. Les contenus peuvent aussi être créés par les utilisateurs, ce qui nous intéressait beaucoup ! Pour le dimanche numérique de mai 2016, nous avons choisi de présenter cette application aux enfants de la bibliothèque.

C’était l’occasion de faire découvrir aux enfants le monde de la réalité augmentée ainsi que de les familiariser avec les QR codes qu’ils rencontrent de plus en plus souvent dans leur quotidien. En bons bibliothécaires, nous avons vu en Aurasma le moyen parfait pour faire le lien entre nos collections et le numérique, et donc de mettre en valeur la littérature. L’idée était de demander aux enfants de choisir un livre qu’ils aiment, de créer un contenu (une vidéo, une photo) en lien avec ce livre, puis de les associer de manière à ce que le contenu apparaisse quand on scanne la couverture du livre avec la tablette.


Déroulement de l’Après-midi :

Ce dimanche après-midi, les enfants arrivent progressivement, et nous leur présentons l’application par petits groupes. Ils comprennent assez facilement le fonctionnement de l’application et sont de toute façon toujours ravis de manipuler la tablette. Bien sûr, chacun appréhende l’application à sa manière mais dans l’ensemble parmi les enfants il y a :

- Ceux qui ont tout de suite plein d’idée de livres et de vidéos.

- Ceux qui ne veulent rien créer, mais uniquement utiliser les contenus déjà disponibles dans la bibliothèque de l’application. On parle avec eux du fonctionnement de la réalité augmentée et du principe du QR code. Ils finissent par créer leur propre contenu en voyant la fierté que les autres ont à créer une vidéo.

- Ceux qui veulent participer, mais disent qu’ils ne connaissent pas de livres. On les fait réfléchir, c’est l’occasion de leur faire découvrir un super album ou un documentaire. Un petit groupe s’est notamment emparé du rayon « sports » : ils ont réalisé des petites vidéos où ils faisaient une démonstration de leurs sports favoris, vidéos qu’on peut maintenant visionner en scannant la couverture du documentaire correspondant avec la tablette.

- Ceux qui n’ont pas spécialement envie de participer, qui veulent juste nous raconter leur sortie au Château de Versailles. On arrive à leur faire faire une super vidéo dans laquelle ils montrent ce qu’ils y ont vu avec Mon petit Versailles de Marie Sellier (Réunion des Musées Nationaux, 2008).

En voyant les vidéos des autres, de nouvelles idées arrivent, des contenus fait à plusieurs, avec par exemple la lecture du début des Trois Brigands de Tomi Ungerer (L’Ecole des loisirs, 1968) par une maman et deux enfants avec les masques des brigands. Les enfants sont très fiers de leurs créations qu’ils montrent à tout le monde, tout en scannant les livres avec beaucoup de plaisir.


Dans un deuxième temps, il était indispensable de trouver un moyen d’indiquer les livres dont la couverture est un « aura ». On propose de réaliser un logo qui serait sur chaque livre. Il permettra d’identifier les livres utilisés pour l’animation lorsqu’ils seront rangés. Après avoir réfléchi ensemble au format, aux informations qu’il doit contenir et au message qu’il doit faire passer, plusieurs enfants ont créé un ou plusieurs logos, plus différents les uns que les autres. Le plus lisible est choisi, ça sera un téléphone. A ce propos, avez-vous déjà demandé récemment à un enfant de 5/6 ans de dessiner un téléphone ? Nous, on a pris un sacré coup de vieux…


Une fois les téléphones imprimés et collés sur l’ensemble des livres, nous sommes passés à la dernière étape : le catalogue. Nous avons simplement ajouté une note à chaque exemplaire indiquant que le document avait un contenu en réalité augmentée lisible avec l’appli Aurasma.

Bilan :

La découverte d’Aurasma fut une grande réussite. Petits et grands se sont emparés de l’application facile à utiliser et ont pu appréhender la réalité augmentée de manière ludique. Après un court moment de découverte, leur imagination a pris le dessus et c’est avec beaucoup d’enthousiasme que les enfants ont redécouvert les collections de la bibliothèque. Et ni vu ni connu, ils ont eu un petit cours sur le classement et le catalogage ! Aujourd’hui encore, on retrouve les logos d’Aurasma sur plusieurs albums et documentaires. C’est pour nous l’occasion de présenter cette application facile à télécharger sur tablette ou téléphone et d’expliquer comment l’utiliser.

Si vous souhaitez en savoir plus sur Aurasma avant de vous lancer, il existe une fiche pratique très bien faite par l’Académie de Créteil, disponible ici et le détail de cette médiation sur le site Bibapps.com .

Céline de Cayron


Peut-on faire une animation sur le jeu vidéo Minecraft quand on y connaît rien ?

Posté par Roxane Schaeffer, le Vendredi 12 mai 2017

A la PBR, il y a une animation différente chaque dimanche, tout le monde peut y participer gratuitement et sans inscription. Le dernier dimanche du mois est dédié à une activité autour du numérique. Au mois d’avril, notre responsable numérique avait programmé une animation autour du jeu Minecraft avant de se rendre-compte qu’il serait absent à cette date-là. Rien de problématique, l’équipe est normalement suffisamment polyvalente pour que chacun de ses membres soit en mesure de prendre le relais avec un temps de préparation suffisant.

En règle générale. Sauf que là, c’était Minecraft.

Si vous travaillez en bibliothèque et en section jeunesse en particulier, vous n’avez pas pu passer à côté de ce phénomène. Une précédente animation sur ce jeu avait déjà été faite à la PBR il y a près de trois ans, autant dire que son succès ne s’essouffle pas et qu’il n’était donc pas question de leur faire découvrir une pépite encore confidentielle.

Minecraft, c’est un peu comme Proust, il y a ceux qui détestent et ceux qui adorent. Et ceux qui adorent ont déjà de très nombreuses heures de vol au compteur. On avait beau prendre le problème dans tous les sens en deux semaines, on allait avoir du mal à rattraper plusieurs mois voire années de pratique pour être à la hauteur…
Sans compter qu’internet nous a donné une petite idée de toutes les animations géniales déjà proposées par les médiathèques du monde entier autour de ce jeu. Là encore, plus les jours passaient, plus on se disait qu’on n’avait pas la moindre chance d’être à la hauteur.

Alors, on a décidé de changer d’angle d’approche : on a parlé à nos fervents « minecraftiens » de notre désarroi et c’est tout naturellement qu’ils se sont emparés de la situation.

1/ Tout d’abord, ils nous ont fait une présentation du jeu et de son univers pour les nuls très complète… On les aurait prévenus en avance, ils auraient sûrement fait un diaporama sur PowerPoint avec des diagrammes et des chiffres-clefs sur les mods.

2/ Ils ont essayé de nous aider à jouer…

3/ … finalement ils ont décidé de revenir pour tester le jeu directement sur la console prévue pour l’animation. Sous nos yeux ébahis, ils ont pris possession de toutes les potentialités du jeu dans le temps qu’il nous avait fallu pour nous coincer dans un ridicule petit chariot…

4/ A partir de leurs remarques et du plaisir qu’ils avaient à jouer en équipe, on a imaginé avec eux le déroulé du dimanche numérique en essayant de prendre en compte un nombre important de participants avec des niveaux très disparates.

Séance de préparation avec des joueurs aguerris

Le jour J, on n’était pas vraiment rassuré.
Ils étaient plus d’une vingtaine de joueurs ce jour-là, des néophytes, des addicts et entre les deux, des dilettantes enthousiastes d’âges très variés (de 6 à 13 ans).

A partir des idées qu’avaient eu les pré-ados qui nous avaient aidés, trois propositions étaient faites dans les différentes salles de la bibliothèque :
- sur la Xbox, jouer en mode « survie » à plusieurs joueurs en se relayant : chaque fois qu’un joueur était tué, un nouveau joueur prenait sa place. La poursuite de la partie reposait donc sur l’entraide collective.

Jeu en relais en mode "survie"

- sur tablette, jouer en mode « créatif » en petit groupe. Tour à tour, un des participants manipulait la tablette en prenant en compte les conseils des autres joueurs pour créer un étage d’un immeuble commun.

Construction collective en mode "créatif " sur tablette

- recréer l’univers du jeu en cubeecraft, c’est à dire en version papier grâce à de simples patrons à découper (mais pas si facile à monter!). Ils ont pu rentrer chez eux avec leur personnage.

Fabrication de l'univers Minecraft en papier

En conclusion, oui, on peut faire une animation sur un jeu vidéo en étant soi-même encore dans la découverte de celui-ci ET sans être un expert des jeux vidéo. Il faut bien sûr y passer du temps en amont pour en connaître la logique, la terminologie, l’écosystème et le gameplay. Mais vous pouvez aussi accorder une grande confiance aux enfants et adolescents qui maîtrisent le sujet et vous appuyer sur eux dans la conception de votre animation.
Ils ont énormément à vous apporter et prennent beaucoup de plaisir à transmettre aux adultes des savoirs qu’ils sont les seuls à posséder. Et c’est probablement valable pour n’importe quelle animation et n’importe quel public.
Quand une pré-ado vous fait un cours sur les différentes essences de bois pour vous faire comprendre la logique d’un jeu vidéo, vous prenez (une fois de plus) conscience de l’importance de ce medium dans leur découverte du monde et leur accès aux connaissances.
Vous ne bouderez pas non plus le plaisir d’avoir pris une belle leçon.

Nota Bene (1) : Ce n’était probablement pas notre animation la plus originale mais pas la pire non plus, pensez-vous !

Nota Bene (2) : Ce n’était probablement pas l’animation la plus brillante jamais faite autour de ce jeu. Mais on a envie de croire que ce n’était pas la pire non plus, non ?

Projet interdegrés avec une auteur-illustratrice jeunesse

Posté par Chloé Even, le Mardi 18 avril 2017

La Petite Bibliothèque Ronde a eu la chance l’an dernier d’être le partenaire privilégié d’un projet interdegrés entre l’école maternelle Maria Brignole de Galliera et le collège Les Petits Ponts, tous deux membres du Réseau d’Éducation Prioritaire + de Clamart. Ce projet visait à réaliser un album avec un auteur en réunissant trois classes de moyenne section de l’école maternelle, les élèves de sixième de la classe théâtre du collège et la Petite Bibliothèque Ronde, à mi-chemin des deux établissements.

Découvrir un métier, développer l’envie de lire et de réaliser un album ou encore construire un vécu commun : tels étaient les objectifs de ce projet ambitieux qui a multiplié les rencontres entre l’auteure d’albums pour la jeunesse Mireille D’Allancé et des enfants d’âges différents.

En amont de la venue de Mireille D’Allancé, les élèves de moyenne section se sont rendus à la Petite Bibliothèque Ronde pour écouter les élèves du collège leur lire une sélection d’albums de cette auteure. Les collégiens ont pris leur rôle de lecteur très à cœur en investissant par petits groupes les différentes salles de lecture de la bibliothèque et prenant en charge leurs petits camarades de maternelle.
Ces derniers avaient réalisé pour l’occasion des jeux de cartes avec des personnages des albums de Mireille D’Allancé. Rapidement appropriés par les collégiens, ces jeux de memory ont été des supports efficaces pour permettre aux élèves d’âges différents de tisser du lien.

La réalisation de l’album papier

Mireille D’Allancé a passé une semaine en résidence à l’école maternelle. Elle a partagé le quotidien des enfants et a mis en images l’histoire inventée et construite pas les élèves de moyenne section.
Ayant emménagé en cours d’année au sein d’un campus scolaire bien plus imposant que le préfabriqué où se trouvait leur classe pendant les travaux, les élèves ont imaginé sans difficulté l’histoire de « Mimi perdue » dans laquelle un pingouin déboussolé dans sa nouvelle école fait preuve de courage pour sortir d’une situation angoissante.

La venue de Mireille D’Allancé a donné lieu à une seconde rencontre entre les élèves des deux établissements à la bibliothèque, en sa présence.
Les élèves ont pu questionner librement l’auteure sur les différentes facettes de son travail. Au terme de la rencontre, le métier d’auteur-illustrateur n’avait plus de secret pour eux !
L’enjeu de cette rencontre pour l’auteure était de réussir à capter l’intérêt des collégiens et des moyennes sections. Défi relevé pour certains élèves qui ont rapporté, par la suite, vouloir « écrire des livres comme Mireille ».

Une version numérique enrichie par les sixièmes

Une fois l’histoire des moyennes sections achevée, les collégiens se la sont appropriée grâce aux outils numériques. Sensibilisés dans leur classe à l’utilisation de l’application Book Creator par Fouad, l’animateur multimédia de la Petite Bibliothèque Ronde, les sixièmes ont numérisé la version papier de Mimi perdue et également enregistré une version sonore de l’album.
Cette deuxième version enrichie du livre au format ePub a permis ainsi aux tout-petits d’écouter l’histoire et d’être autonomes sur la tablette dans la tourne des pages de l’album.

Un accrochage spécifique à la bibliothèque

Les réalisations des maternelles ont été accrochées dans les salles de lecture pendant une douzaine de jours. Une tablette en libre accès permettait de feuilleter la version numérique de Mimi perdue réalisée par les collégiens.
Un vernissage s’est tenu à la Petite Bibliothèque Ronde le samedi 18 juin 2016 en présence des enfants et de leurs parents invités pour l’occasion. Revenant sur les différentes séances de travail, la projection d’un diaporama de photos témoignait de l’implication et de la participation active de chaque acteur du projet : élèves, enseignants, professeurs et équipe de la bibliothèque (numérique, petite enfance et communication).
Cette exposition a ainsi permis de valoriser le travail produit par les élèves durant l’année auprès de leurs familles mais aussi de l’Inspecteur Académique qui a salué la qualité du travail mené par les partenaires et les enfants.
Un buffet participatif a clôturé ce moment d’échanges au cours duquel un CD rassemblant la version numérique de Mimi perdue et des photos et vidéos de la résidence de l’auteur a été remis aux élèves.

Ce projet a aussi été doublement valorisant pour la Petite Bibliothèque Ronde. D’une part pour l’équipe dont les compétences ont été mises à profit dans le domaine de la lecture et du numérique et, d’autre part, pour le lieu qui, dans son ADN a toujours été un trait d’union, une interface entre l’école et la famille.

Un partenariat consolidé avec l’Éducation nationale

L’originalité de ce projet interdegrés a été soulignée aux côtés de vingt autres belles actions éducatives et/ou pédagogiques conduites dans les R.E.P du département dans le numéro de septembre 2016 de la Lettre de l’Education Prioritaire des Hauts-de-Seine.
Depuis la rentrée scolaire 2016, l’équipe de la bibliothèque est sollicitée régulièrement à Clamart pour monter des projets autour de la lecture, du Kamishibaï ou du numérique, tant avec les équipes enseignantes du second que du troisième degré.

A la conquête de nouveaux publics

Ce projet a également été l’occasion de toucher un nouveau public dans le quartier de Trivaux-Garenne où est implanté le campus et où résident notamment les élèves qui ont participé au projet.
L’équipe a eu plaisir à retrouver certains d’entre eux lors d’actions hors les murs en juillet dans le cadre de Partir en Livre avec le vélo Kamishibaï, ou à l’occasion d’événements plus ponctuels tels que des lectures proposées au Jardin solidaire ou à la maison de quartier.
Aujourd’hui, les enfants associent d’ailleurs spontanément l’équipe au projet Mimi perdue lorsqu’ils croisent certains membres au campus.

Quelques mois plus tard, un enfant cherche frénétiquement un livre dans la panière apportée pour l’occasion, puis questionne, incrédule, l’équipe : « il n’y a pas de livre de Mireille D’Allancé ?! », la preuve, s’il en fallait une, du rôle déterminant d’une rencontre dans la vie d’un enfant.

Rencontre avec Kidi Bebey

Posté par La Petite Bibliothèque Ronde, le Mercredi 5 avril 2017

Ce mercredi 26 mars, les enfants de la Petite Bibliothèque Ronde ont eu le plaisir de rencontrer grâce au Labo des Histoires, Kidi Bebey, auteure, journaliste et éditrice française d’origine camerounaise. Une vingtaine d’enfants était au rendez-vous. Habitués de la bibliothèque ou venus spécialement pour l’événement, tous étaient curieux de rencontrer cet auteure d’albums et de petits romans pour la jeunesse, connue notamment la série des Saï Saï et « Chica vampiro ». Elle a été également la rédactrice en chef de « Planète Jeunes » puis de « Planète Enfants », revues bimestrielles à destination des jeunes francophones des pays d’Afrique.

Après avoir écouté le prénom de chacun, Kidi se présente et explique avec entrain son métier d’auteur. Pour écrire des histoires, son outil indispensable est l’imagination. Et pour faire travailler celle des enfants, elle invite le petit groupe à inventer ce qu’il pourrait se passer derrière le mur de la bibliothèque. Son enthousiasme est communicatif et dissipe vite les appréhensions des enfants ; petits et grands se prennent au jeu. Chaque idée est écoutée et prise en compte pour construire ensemble l’histoire du mouton qui broutait de l’herbe juste derrière la bibliothèque.

Puis Kidi nous raconte comment lui est venue l’idée d’écrire son premier livre. Les enfants sont suspendus à ses lèvres. Elle raconte des anecdotes sur son enfance, se renseigne sur la place de chacun dans sa fratrie et demande où sont les bébés avant de naître. Elle fait ensuite la lecture de ce premier livre intitulé Pourquoi je ne suis pas sur la photo ? (Edicef, 1999) en prenant soin que chacun ait le temps de bien voir les illustrations. Tous les enfants sont captivés.

La rencontre se poursuit par la présentation d’un autre de ses livres Miriam Makeba, la reine de la chanson africaine (Cauris Editions Mali, 2014) qui retrace la vie et le combat contre l’apartheid de la chanteuse sud-africaine. C’est un moment d’échanges, de découvertes de ce pays pour les plus petits et de partages sur la thématique de l’égalité. Kidi propose ensuite aux enfants d’écouter l’une des chansons de la chanteuse intitulée Pata pata. L’idée est ensuite lancée d’écrire des paroles sur le rythme entraînant. Et c’est tous ensemble que les enfants réfléchissent à des paroles et écrivent un joli texte en lien avec ce qu’ils viennent d’apprendre sur la chanteuse.

Après une pause où chaque enfant recopie le texte des paroles, le groupe chante une derrière fois ensemble sa création. Les enfants dessinent le drapeau sud-africain à coté de leur texte, avant que l’après-midi ne se termine autour d’un goûter convivial.

Cet après-midi a fait découvrir aux enfants cette femme sympathique et solaire qui a su transporter petits et grands dans son univers. Chacun d’entre eux a pu passer un agréable moment de partage entre littérature et musique.

Céline de Cayron

Aujourd’hui, partageons nos idées, nos expériences, nos questions et suggestions. Partons à la découverte de pratiques enthousiasmantes, d’innovations surprenantes. C’est ainsi qu’il faut aborder le présent et l’avenir pour que la lecture soit une fête ouverte à tous. Geneviève Patte
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