Un dimanche avec Aurasma

Posté par La Petite Bibliothèque Ronde, le Mercredi 24 mai 2017

Connaissez- vous Aurasma ? C’est une application de réalité augmentée, gratuite, disponible sur AppStore et PlayStore, qui permet de créer et de « lire » de la réalité augmentée. En passant avec la tablette sur une image préalablement choisie, qu’on appelle « l’aura », un contenu virtuel apparaît et vient s’incruster dans l’image d’origine.  Ce contenu prend la forme d’une image, d’une vidéo ou encore d’une photo. Un choix de contenus est disponible dans la bibliothèque de l’application. Les contenus peuvent aussi être créés par les utilisateurs, ce qui nous intéressait beaucoup ! Pour le dimanche numérique de mai 2016, nous avons choisi de présenter cette application aux enfants de la bibliothèque.

C’était l’occasion de faire découvrir aux enfants le monde de la réalité augmentée ainsi que de les familiariser avec les QR codes qu’ils rencontrent de plus en plus souvent dans leur quotidien. En bons bibliothécaires, nous avons vu en Aurasma le moyen parfait pour faire le lien entre nos collections et le numérique, et donc de mettre en valeur la littérature. L’idée était de demander aux enfants de choisir un livre qu’ils aiment, de créer un contenu (une vidéo, une photo) en lien avec ce livre, puis de les associer de manière à ce que le contenu apparaisse quand on scanne la couverture du livre avec la tablette.


Déroulement de l’Après-midi :

Ce dimanche après-midi, les enfants arrivent progressivement, et nous leur présentons l’application par petits groupes. Ils comprennent assez facilement le fonctionnement de l’application et sont de toute façon toujours ravis de manipuler la tablette. Bien sûr, chacun appréhende l’application à sa manière mais dans l’ensemble parmi les enfants il y a :

- Ceux qui ont tout de suite plein d’idée de livres et de vidéos.

- Ceux qui ne veulent rien créer, mais uniquement utiliser les contenus déjà disponibles dans la bibliothèque de l’application. On parle avec eux du fonctionnement de la réalité augmentée et du principe du QR code. Ils finissent par créer leur propre contenu en voyant la fierté que les autres ont à créer une vidéo.

- Ceux qui veulent participer, mais disent qu’ils ne connaissent pas de livres. On les fait réfléchir, c’est l’occasion de leur faire découvrir un super album ou un documentaire. Un petit groupe s’est notamment emparé du rayon « sports » : ils ont réalisé des petites vidéos où ils faisaient une démonstration de leurs sports favoris, vidéos qu’on peut maintenant visionner en scannant la couverture du documentaire correspondant avec la tablette.

- Ceux qui n’ont pas spécialement envie de participer, qui veulent juste nous raconter leur sortie au Château de Versailles. On arrive à leur faire faire une super vidéo dans laquelle ils montrent ce qu’ils y ont vu avec Mon petit Versailles de Marie Sellier (Réunion des Musées Nationaux, 2008).

En voyant les vidéos des autres, de nouvelles idées arrivent, des contenus fait à plusieurs, avec par exemple la lecture du début des Trois Brigands de Tomi Ungerer (L’Ecole des loisirs, 1968) par une maman et deux enfants avec les masques des brigands. Les enfants sont très fiers de leurs créations qu’ils montrent à tout le monde, tout en scannant les livres avec beaucoup de plaisir.


Dans un deuxième temps, il était indispensable de trouver un moyen d’indiquer les livres dont la couverture est un « aura ». On propose de réaliser un logo qui serait sur chaque livre. Il permettra d’identifier les livres utilisés pour l’animation lorsqu’ils seront rangés. Après avoir réfléchi ensemble au format, aux informations qu’il doit contenir et au message qu’il doit faire passer, plusieurs enfants ont créé un ou plusieurs logos, plus différents les uns que les autres. Le plus lisible est choisi, ça sera un téléphone. A ce propos, avez-vous déjà demandé récemment à un enfant de 5/6 ans de dessiner un téléphone ? Nous, on a pris un sacré coup de vieux…


Une fois les téléphones imprimés et collés sur l’ensemble des livres, nous sommes passés à la dernière étape : le catalogue. Nous avons simplement ajouté une note à chaque exemplaire indiquant que le document avait un contenu en réalité augmentée lisible avec l’appli Aurasma.

Bilan :

La découverte d’Aurasma fut une grande réussite. Petits et grands se sont emparés de l’application facile à utiliser et ont pu appréhender la réalité augmentée de manière ludique. Après un court moment de découverte, leur imagination a pris le dessus et c’est avec beaucoup d’enthousiasme que les enfants ont redécouvert les collections de la bibliothèque. Et ni vu ni connu, ils ont eu un petit cours sur le classement et le catalogage ! Aujourd’hui encore, on retrouve les logos d’Aurasma sur plusieurs albums et documentaires. C’est pour nous l’occasion de présenter cette application facile à télécharger sur tablette ou téléphone et d’expliquer comment l’utiliser.

Si vous souhaitez en savoir plus sur Aurasma avant de vous lancer, il existe une fiche pratique très bien faite par l’Académie de Créteil, disponible ici et le détail de cette médiation sur le site Bibapps.com .

Céline de Cayron


Peut-on faire une animation sur le jeu vidéo Minecraft quand on y connaît rien ?

Posté par Roxane Schaeffer, le Vendredi 12 mai 2017

A la PBR, il y a une animation différente chaque dimanche, tout le monde peut y participer gratuitement et sans inscription. Le dernier dimanche du mois est dédié à une activité autour du numérique. Au mois d’avril, notre responsable numérique avait programmé une animation autour du jeu Minecraft avant de se rendre-compte qu’il serait absent à cette date-là. Rien de problématique, l’équipe est normalement suffisamment polyvalente pour que chacun de ses membres soit en mesure de prendre le relais avec un temps de préparation suffisant.

En règle générale. Sauf que là, c’était Minecraft.

Si vous travaillez en bibliothèque et en section jeunesse en particulier, vous n’avez pas pu passer à côté de ce phénomène. Une précédente animation sur ce jeu avait déjà été faite à la PBR il y a près de trois ans, autant dire que son succès ne s’essouffle pas et qu’il n’était donc pas question de leur faire découvrir une pépite encore confidentielle.

Minecraft, c’est un peu comme Proust, il y a ceux qui détestent et ceux qui adorent. Et ceux qui adorent ont déjà de très nombreuses heures de vol au compteur. On avait beau prendre le problème dans tous les sens en deux semaines, on allait avoir du mal à rattraper plusieurs mois voire années de pratique pour être à la hauteur…
Sans compter qu’internet nous a donné une petite idée de toutes les animations géniales déjà proposées par les médiathèques du monde entier autour de ce jeu. Là encore, plus les jours passaient, plus on se disait qu’on n’avait pas la moindre chance d’être à la hauteur.

Alors, on a décidé de changer d’angle d’approche : on a parlé à nos fervents « minecraftiens » de notre désarroi et c’est tout naturellement qu’ils se sont emparés de la situation.

1/ Tout d’abord, ils nous ont fait une présentation du jeu et de son univers pour les nuls très complète… On les aurait prévenus en avance, ils auraient sûrement fait un diaporama sur PowerPoint avec des diagrammes et des chiffres-clefs sur les mods.

2/ Ils ont essayé de nous aider à jouer…

3/ … finalement ils ont décidé de revenir pour tester le jeu directement sur la console prévue pour l’animation. Sous nos yeux ébahis, ils ont pris possession de toutes les potentialités du jeu dans le temps qu’il nous avait fallu pour nous coincer dans un ridicule petit chariot…

4/ A partir de leurs remarques et du plaisir qu’ils avaient à jouer en équipe, on a imaginé avec eux le déroulé du dimanche numérique en essayant de prendre en compte un nombre important de participants avec des niveaux très disparates.

Séance de préparation avec des joueurs aguerris

Le jour J, on n’était pas vraiment rassuré.
Ils étaient plus d’une vingtaine de joueurs ce jour-là, des néophytes, des addicts et entre les deux, des dilettantes enthousiastes d’âges très variés (de 6 à 13 ans).

A partir des idées qu’avaient eu les pré-ados qui nous avaient aidés, trois propositions étaient faites dans les différentes salles de la bibliothèque :
- sur la Xbox, jouer en mode « survie » à plusieurs joueurs en se relayant : chaque fois qu’un joueur était tué, un nouveau joueur prenait sa place. La poursuite de la partie reposait donc sur l’entraide collective.

Jeu en relais en mode "survie"

- sur tablette, jouer en mode « créatif » en petit groupe. Tour à tour, un des participants manipulait la tablette en prenant en compte les conseils des autres joueurs pour créer un étage d’un immeuble commun.

Construction collective en mode "créatif " sur tablette

- recréer l’univers du jeu en cubeecraft, c’est à dire en version papier grâce à de simples patrons à découper (mais pas si facile à monter!). Ils ont pu rentrer chez eux avec leur personnage.

Fabrication de l'univers Minecraft en papier

En conclusion, oui, on peut faire une animation sur un jeu vidéo en étant soi-même encore dans la découverte de celui-ci ET sans être un expert des jeux vidéo. Il faut bien sûr y passer du temps en amont pour en connaître la logique, la terminologie, l’écosystème et le gameplay. Mais vous pouvez aussi accorder une grande confiance aux enfants et adolescents qui maîtrisent le sujet et vous appuyer sur eux dans la conception de votre animation.
Ils ont énormément à vous apporter et prennent beaucoup de plaisir à transmettre aux adultes des savoirs qu’ils sont les seuls à posséder. Et c’est probablement valable pour n’importe quelle animation et n’importe quel public.
Quand une pré-ado vous fait un cours sur les différentes essences de bois pour vous faire comprendre la logique d’un jeu vidéo, vous prenez (une fois de plus) conscience de l’importance de ce medium dans leur découverte du monde et leur accès aux connaissances.
Vous ne bouderez pas non plus le plaisir d’avoir pris une belle leçon.

Nota Bene (1) : Ce n’était probablement pas notre animation la plus originale mais pas la pire non plus, pensez-vous !

Nota Bene (2) : Ce n’était probablement pas l’animation la plus brillante jamais faite autour de ce jeu. Mais on a envie de croire que ce n’était pas la pire non plus, non ?

Projet interdegrés avec une auteur-illustratrice jeunesse

Posté par Chloé Even, le Mardi 18 avril 2017

La Petite Bibliothèque Ronde a eu la chance l’an dernier d’être le partenaire privilégié d’un projet interdegrés entre l’école maternelle Maria Brignole de Galliera et le collège Les Petits Ponts, tous deux membres du Réseau d’Éducation Prioritaire + de Clamart. Ce projet visait à réaliser un album avec un auteur en réunissant trois classes de moyenne section de l’école maternelle, les élèves de sixième de la classe théâtre du collège et la Petite Bibliothèque Ronde, à mi-chemin des deux établissements.

Découvrir un métier, développer l’envie de lire et de réaliser un album ou encore construire un vécu commun : tels étaient les objectifs de ce projet ambitieux qui a multiplié les rencontres entre l’auteure d’albums pour la jeunesse Mireille D’Allancé et des enfants d’âges différents.

En amont de la venue de Mireille D’Allancé, les élèves de moyenne section se sont rendus à la Petite Bibliothèque Ronde pour écouter les élèves du collège leur lire une sélection d’albums de cette auteure. Les collégiens ont pris leur rôle de lecteur très à cœur en investissant par petits groupes les différentes salles de lecture de la bibliothèque et prenant en charge leurs petits camarades de maternelle.
Ces derniers avaient réalisé pour l’occasion des jeux de cartes avec des personnages des albums de Mireille D’Allancé. Rapidement appropriés par les collégiens, ces jeux de memory ont été des supports efficaces pour permettre aux élèves d’âges différents de tisser du lien.

La réalisation de l’album papier

Mireille D’Allancé a passé une semaine en résidence à l’école maternelle. Elle a partagé le quotidien des enfants et a mis en images l’histoire inventée et construite pas les élèves de moyenne section.
Ayant emménagé en cours d’année au sein d’un campus scolaire bien plus imposant que le préfabriqué où se trouvait leur classe pendant les travaux, les élèves ont imaginé sans difficulté l’histoire de « Mimi perdue » dans laquelle un pingouin déboussolé dans sa nouvelle école fait preuve de courage pour sortir d’une situation angoissante.

La venue de Mireille D’Allancé a donné lieu à une seconde rencontre entre les élèves des deux établissements à la bibliothèque, en sa présence.
Les élèves ont pu questionner librement l’auteure sur les différentes facettes de son travail. Au terme de la rencontre, le métier d’auteur-illustrateur n’avait plus de secret pour eux !
L’enjeu de cette rencontre pour l’auteure était de réussir à capter l’intérêt des collégiens et des moyennes sections. Défi relevé pour certains élèves qui ont rapporté, par la suite, vouloir « écrire des livres comme Mireille ».

Une version numérique enrichie par les sixièmes

Une fois l’histoire des moyennes sections achevée, les collégiens se la sont appropriée grâce aux outils numériques. Sensibilisés dans leur classe à l’utilisation de l’application Book Creator par Fouad, l’animateur multimédia de la Petite Bibliothèque Ronde, les sixièmes ont numérisé la version papier de Mimi perdue et également enregistré une version sonore de l’album.
Cette deuxième version enrichie du livre au format ePub a permis ainsi aux tout-petits d’écouter l’histoire et d’être autonomes sur la tablette dans la tourne des pages de l’album.

Un accrochage spécifique à la bibliothèque

Les réalisations des maternelles ont été accrochées dans les salles de lecture pendant une douzaine de jours. Une tablette en libre accès permettait de feuilleter la version numérique de Mimi perdue réalisée par les collégiens.
Un vernissage s’est tenu à la Petite Bibliothèque Ronde le samedi 18 juin 2016 en présence des enfants et de leurs parents invités pour l’occasion. Revenant sur les différentes séances de travail, la projection d’un diaporama de photos témoignait de l’implication et de la participation active de chaque acteur du projet : élèves, enseignants, professeurs et équipe de la bibliothèque (numérique, petite enfance et communication).
Cette exposition a ainsi permis de valoriser le travail produit par les élèves durant l’année auprès de leurs familles mais aussi de l’Inspecteur Académique qui a salué la qualité du travail mené par les partenaires et les enfants.
Un buffet participatif a clôturé ce moment d’échanges au cours duquel un CD rassemblant la version numérique de Mimi perdue et des photos et vidéos de la résidence de l’auteur a été remis aux élèves.

Ce projet a aussi été doublement valorisant pour la Petite Bibliothèque Ronde. D’une part pour l’équipe dont les compétences ont été mises à profit dans le domaine de la lecture et du numérique et, d’autre part, pour le lieu qui, dans son ADN a toujours été un trait d’union, une interface entre l’école et la famille.

Un partenariat consolidé avec l’Éducation nationale

L’originalité de ce projet interdegrés a été soulignée aux côtés de vingt autres belles actions éducatives et/ou pédagogiques conduites dans les R.E.P du département dans le numéro de septembre 2016 de la Lettre de l’Education Prioritaire des Hauts-de-Seine.
Depuis la rentrée scolaire 2016, l’équipe de la bibliothèque est sollicitée régulièrement à Clamart pour monter des projets autour de la lecture, du Kamishibaï ou du numérique, tant avec les équipes enseignantes du second que du troisième degré.

A la conquête de nouveaux publics

Ce projet a également été l’occasion de toucher un nouveau public dans le quartier de Trivaux-Garenne où est implanté le campus et où résident notamment les élèves qui ont participé au projet.
L’équipe a eu plaisir à retrouver certains d’entre eux lors d’actions hors les murs en juillet dans le cadre de Partir en Livre avec le vélo Kamishibaï, ou à l’occasion d’événements plus ponctuels tels que des lectures proposées au Jardin solidaire ou à la maison de quartier.
Aujourd’hui, les enfants associent d’ailleurs spontanément l’équipe au projet Mimi perdue lorsqu’ils croisent certains membres au campus.

Quelques mois plus tard, un enfant cherche frénétiquement un livre dans la panière apportée pour l’occasion, puis questionne, incrédule, l’équipe : « il n’y a pas de livre de Mireille D’Allancé ?! », la preuve, s’il en fallait une, du rôle déterminant d’une rencontre dans la vie d’un enfant.

Rencontre avec Kidi Bebey

Posté par La Petite Bibliothèque Ronde, le Mercredi 5 avril 2017

Ce mercredi 26 mars, les enfants de la Petite Bibliothèque Ronde ont eu le plaisir de rencontrer grâce au Labo des Histoires, Kidi Bebey, auteure, journaliste et éditrice française d’origine camerounaise. Une vingtaine d’enfants était au rendez-vous. Habitués de la bibliothèque ou venus spécialement pour l’événement, tous étaient curieux de rencontrer cet auteure d’albums et de petits romans pour la jeunesse, connue notamment la série des Saï Saï et « Chica vampiro ». Elle a été également la rédactrice en chef de « Planète Jeunes » puis de « Planète Enfants », revues bimestrielles à destination des jeunes francophones des pays d’Afrique.

Après avoir écouté le prénom de chacun, Kidi se présente et explique avec entrain son métier d’auteur. Pour écrire des histoires, son outil indispensable est l’imagination. Et pour faire travailler celle des enfants, elle invite le petit groupe à inventer ce qu’il pourrait se passer derrière le mur de la bibliothèque. Son enthousiasme est communicatif et dissipe vite les appréhensions des enfants ; petits et grands se prennent au jeu. Chaque idée est écoutée et prise en compte pour construire ensemble l’histoire du mouton qui broutait de l’herbe juste derrière la bibliothèque.

Puis Kidi nous raconte comment lui est venue l’idée d’écrire son premier livre. Les enfants sont suspendus à ses lèvres. Elle raconte des anecdotes sur son enfance, se renseigne sur la place de chacun dans sa fratrie et demande où sont les bébés avant de naître. Elle fait ensuite la lecture de ce premier livre intitulé Pourquoi je ne suis pas sur la photo ? (Edicef, 1999) en prenant soin que chacun ait le temps de bien voir les illustrations. Tous les enfants sont captivés.

La rencontre se poursuit par la présentation d’un autre de ses livres Miriam Makeba, la reine de la chanson africaine (Cauris Editions Mali, 2014) qui retrace la vie et le combat contre l’apartheid de la chanteuse sud-africaine. C’est un moment d’échanges, de découvertes de ce pays pour les plus petits et de partages sur la thématique de l’égalité. Kidi propose ensuite aux enfants d’écouter l’une des chansons de la chanteuse intitulée Pata pata. L’idée est ensuite lancée d’écrire des paroles sur le rythme entraînant. Et c’est tous ensemble que les enfants réfléchissent à des paroles et écrivent un joli texte en lien avec ce qu’ils viennent d’apprendre sur la chanteuse.

Après une pause où chaque enfant recopie le texte des paroles, le groupe chante une derrière fois ensemble sa création. Les enfants dessinent le drapeau sud-africain à coté de leur texte, avant que l’après-midi ne se termine autour d’un goûter convivial.

Cet après-midi a fait découvrir aux enfants cette femme sympathique et solaire qui a su transporter petits et grands dans son univers. Chacun d’entre eux a pu passer un agréable moment de partage entre littérature et musique.

Céline de Cayron

La Petite Bibliothèque Ronde en orbite !

Posté par La Petite Bibliothèque Ronde, le Mercredi 8 mars 2017

Le jeudi 26 janvier 2017 a eu lieu la deuxième édition de La nuit des idées. Rendez-vous pris par l’Institut français, cet événement international a permis à des gens du monde entier d’échanger autour du thème : un monde commun. La seule programmation entièrement destinée aux enfants était à Clamart ! En effet, pour l’occasion la Petite Bibliothèque Ronde avait élargi ses horaires d’ouverture et prévu une soirée autour de trois temps forts.

Tout d’abord, un atelier d’écriture collaborative était organisé dès 17h avec l’association le Labo des histoires, le thème était inspiré du concours d’écriture Proxima, « Faites voyager vos histoires dans l’espace ». Il s’agissait donc, par petit groupe accompagné d’un adulte, d’imaginer l’aventure d’un personnage sur une planète inconnue en lien avec l’histoire du « Petit Prince » d’Antoine de Saint-Exupéry (1943). Ce premier moment, en duplex avec la médiathèque jeunesse de l’Institut français de Londres, était animé par Gabrielle Barboteau, journaliste spécialiste des jeux vidéo et de l’écriture collaborative. Gabrielle a assemblé en simultané les histoires de nos jeunes écrivains clamartois et londoniens à l’aide du logiciel Twine.

L’importante préparation technique, en amont, a permis de vrais échanges, très fluides, entre les enfants des deux pays. Ainsi, ils ont pu partager leurs créations en les lisant à voix haute et s’interroger par la suite sur leurs environnements respectifs : « vous avez des monuments? », « comment c’est en France? », « quel est votre plus grand stade de foot?». L’imagination débordante des enfants a fait de ce moment un temps d’échanges et de création.

Vous pouvez découvrir les productions de nos petits écrivains en herbe ici.

Pour faire suite à ce premier temps d’écriture, l‘astrophysicien et planétologue à l’Observatoire de Paris, Alain Doressoundiram est venu animer une conférence sur le thème de « La ronde des planètes ». C’est grâce à sa pédagogie et sa maquette du système solaire que l’attention des petits et des grands a été captée pendant plus d’une heure. A Londres aussi, les enfants ont participé activement à la conférence malgré la barrière de l’écran. Ainsi, tous les enfants ont demandé des éclaircissements et ont posé de nombreuses questions pertinentes : « comment les planètes sont-elles rentrées dans ta valise? », ou encore « comment peut-on attraper cette planète si elle est gazeuse? ».

Un buffet convivial s’est ensuite tenu. Il était comme pour la Nuit de la lecture offert par des bénévoles et le public a ainsi pu déguster de délicieuses crêpes et un fameux Panettone.

Pour finir, les enfants ont eu l’autorisation de repousser encore un peu plus le moment du coucher pour assister avec bonheur au concert de Kalimat, artiste et intervenant proche du Labo des histoires. Ce poète et slameur a surpris son auditoire par sa mise en scène originale et l’a largement touché grâce à ses textes engagés et poétiques. Sa prestation s’est achevée par la reprise en chœur du refrain de sa chanson Cultivons la paix. Difficile de se quitter ainsi, petits et grands ont demandé un rappel à l’unanimité ! Les participants bercés par la poésie de Kalimat sont repartis des étoiles plein les yeux, charmés et imprégnés de valeurs positives.

Cette soirée a une nouvelle fois remporté un vif succès ! Les enfants et leurs familles sont venus en nombre, près d’une centaines de personnes s’était donnée rendez-vous sous le ciel étoilé de la bibliothèque. Tous ont volontiers participé aux différents temps forts, grâce à la qualité des interventions d’Alain Doressoundiram et de Kalimat mais aussi grâce à la collaboration réussie entre l’Institut français, le Labo des histoires et l’équipe de la PBR. La création littéraire, les échanges et l’ouverture sur le monde constituaient les objectifs principaux de cette soirée.

Nous avons vécu un mois riche à la Petite Bibliothèque Ronde, riche en projets et riche en émotions. Nous avons été témoins d’une réflexivité permanente de l’équipe afin d’innover dans sa programmation et proposer aux enfants des événements toujours originaux et étonnants malgré les difficultés actuelles.

Au moment de la préparation de la Nuit des idées, nous avons eu l’opportunité d’animer un atelier préparatoire à l’événement. Il s’agissait de créer avec les enfants présents des éléments de décoration sur le thème de l’espace. Pendant cette activité manuelle, l’une de nous lisait le « Petit Prince » de Saint-Exupéry afin que les enfants en prennent connaissance pour l’atelier d’écriture du lendemain (et pour leur culture littéraire!). Nous avons été quelque peu surprises par cette méthode (lire pendant que les enfants ont les mains occupées par autre chose), mais très vite enthousiasmées par ses résultats positifs. De même, nous avions quelques appréhensions quant à l’atelier d’écriture car certains enfants, ne connaissant pas l’histoire, risquaient de manquer d’inspiration. De plus, cette événement ayant lieu un soir de semaine, nous n’étions pas sûres du nombre d’enfants présents. Finalement, cet atelier durant lequel nous avions un groupe en charge fut une réelle réussite. Les consignes étaient claires et explicites, le sujet intéressant, les enfants étaient aussi motivés par le duplex avec Londres. Nous avons pris conscience du champ libre qu’il faut laisser à la créativité des enfants.

En bref, cet atelier fut à l’image de ce mois de stage, nous avons découvert certaines pratiques pédagogiques prenant en compte la personnalité et la créativité de l’enfant, ayant toujours pour objectifs l’enrichissement culturel et la pratique de la lecture.

{Cliquez sur la photo pour l’agrandir}

Lucile Gurzeler est en Master 2 Métiers de l’Enseignement, de l’Éducation et de la Formation à l’ISFEC-Lasalle Mounier.
Amélie Sacristan-Allende est en Master 1 Littérature de Jeunesse, Métiers du livre et de la lecture pour jeunes publics à l’Université de Cergy-Pontoise.

Aujourd’hui, partageons nos idées, nos expériences, nos questions et suggestions. Partons à la découverte de pratiques enthousiasmantes, d’innovations surprenantes. C’est ainsi qu’il faut aborder le présent et l’avenir pour que la lecture soit une fête ouverte à tous. Geneviève Patte
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