Plus d’un tour dans son sac

Posté par Maximilien Petit, le Jeudi 23 octobre 2014

Mélanger les éléments, affronter des hordes de gobelins, harpies et créatures qui sortent d’un maelstrom de références liées aux littératures de l’imaginaire et à la mythologie nordique. C’est l’univers que propose Magicka: Wizards of the Square Tablet. L’éditeur Paradox Interactive se permet même le luxe d’habiller les textes de ses jeux d’un humour à la Monty Python, pour notre plus grand plaisir. La mission ludique confiée aux enfants : collaborer en groupe sans se prendre les pieds dans sa cape.

Le bibliothécaire s’agite plus qu’à son habitude. Le défi est à la fois modeste et technique : permettre aux enfants de jouer à quatre en même temps, sur la même carte, en utilisant quatre tablettes. C’est encore une fois la salle des petits qui est mobilisée, transformée en cocon de projection. Les enfants trépignent d’impatience. Ils veulent à tout prix savoir ce qu’il en retourne derrière ces avatars de magiciens encapuchonnés. Tant pis, le temps presse et il n’y a rien de dramatique à tenter un grand saut vidéoludique sans filet de pixels. Mal lui en a pris, les problèmes techniques s’enchaînent et se déchaînent. Impossible de connecter les quatre tablettes sur un seul et même réseau. Quand la partition souffre de quelques mauvaises notes, le public pardonne rarement. On se débrouille avec modestie en passant de quatre tablettes à deux et on tente, tant bien que mal, d’aborder enfin l’univers de Magicka. Les erreurs techniques réduisent l’audience mais des irréductibles restent, s’approprient et s’amusent. Ils en redemanderont pendant des semaines.

L’offre multimédia sur tablette à La Petite Bibliothèque Ronde peine parfois à toucher les préadolescents. Ces derniers utilisent plutôt l’ordinateur et ce sont les petits (tranche 4-7 ans) qui sollicitent l’outil tactile. Néanmoins, contrairement à ce qui se passe habituellement, Magicka sur tablette a eu son petit succès après l’animation, en service public. Ce sont notamment des préadolescents qui souhaitaient parcourir à nouveau ce jeu. Est-ce que l’univers proposé par Magicka leur convient mieux ? Est-ce que le gameplay plus complexe (système pertinent de combinaison d’éléments) attire un public qui ne trouvait pas son compte dans les ergonomies/jouabilités épurées des applications habituelles sur tablette ?

La place d’une histoire dans un jeu vidéo.

Il y a dans Magicka des structures narratives, une richesse dans le texte qui passe par l’humour. Il y a tout simplement une histoire et un univers au cœur du jeu. Les bibliothécaires pourraient légitimement avoir des attentes sur ce point. Les enfants ont adopté plusieurs attitudes face aux textes du jeu :

• Lecture spontanée et à voix haute d’un enfant au milieu de ses camarades.

• Défilement des textes de façon impatiente, pour jouer plus rapidement au jeu.

• Attitude variable : grappiller ce qui est nécessaire pour comprendre l’histoire des petits personnages qu’ils animent.

Il est intéressant de constater les attitudes des enfants face aux textes dans un jeu vidéo. Même si certains codes sont universels, l’écriture d’une histoire pour un jeu vidéo n’est pas l’écriture d’une histoire pour un roman, n’est pas l’écriture d’une histoire pour un film.

Vous pouvez retrouver la fiche de l’application sur BibApps : Magicka

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