« Lire avec bébé, une histoire sans fin »

Posté par Chloé Even, le Jeudi 7 janvier 2016

L’agence Quand les livres relient organise une rencontre nationale, en partenariat avec Lis avec moi, jeudi 21 janvier à Arras & vendredi 22 janvier 2016 à Lille.

« LIRE AVEC BÉBÉ, UNE HISTOIRE SANS FIN. »

Des professionnels de la lecture, des militants associatifs, des professionnels du développement de l’enfant (pédopsychiatres, psychologues etc) et des auteurs de livres pour enfants échangeront sur ce sujet passionnant.

La Petite Bibliothèque Ronde, représentée par Michèle Valentines, médiatrice du livre, interviendra en compagnie de L.I.R.E à Paris, (Z)oiseaux Livres, Grandir ensemble – Lire avec bébé et Lis avec Moi dans le cadre de la table ronde « Où sont les bébés ? » du jeudi 21 janvier à 15h20.

Nous vous invitons à consulter le programme détaillé et à télécharger le bulletin d’inscription ici :
http://www.agencequandleslivresrelient.fr/rencontres/23-2016/179-lire-avec-bebe-une-histoire-sans-fin

Mon histoire commence ici.

Posté par Michèle Valentines, le Mardi 29 décembre 2015

Par un dimanche après-midi pluvieux, Geneviève Patte était venue à la bibliothèque pour la faire découvrir à une bibliothécaire suédoise il me semble. Elle regardait du coin de l’œil et avec un léger sourire ce qui se passait cet après-midi là. Nous lisions aux plus petits pendant que dans une autre salle, les ados écoutaient un passionné de manga expliquer les codes de création et de lecture… Geneviève regardait tout cela tout en expliquant l’histoire de la Petite Bibliothèque Ronde.

A la fin de l’après-midi, nous voici tous réunis autour d’un thé et d’un biscuit, écoutant une anecdote sur Fifi Brindacier et les petites filles héroïnes modèles de la littérature jeunesse. Au détour de la conversation, Geneviève glisse une ou deux remarques sur ce qu’un livre apporte et comment il nourrit l’enfant qui le rencontre dans les premières années de sa vie, nous interroge sur les livres aimés, lus et empruntés par les enfants et nous parle d’un projet dans une bibliothèque de Bogota.

Voilà le résumé d’une visite de Geneviève Patte à la bibliothèque : en quelques heures de présence, nous venions de rencontrer des collègues étrangers parlant des mêmes problèmes et des mêmes incertitudes, (pourquoi les garçons lisent peu de livres dont les héros sont des filles ?) des expériences novatrices même lointaines qui nous obligeaient aux questionnement et à la curiosité, de retrouver le souffle de ce lieu, d’être confrontés à des interrogations qui traversent la littérature jeunesse, le monde des bibliothèques et le pourquoi de notre mission.

De cet après-midi sont nés des questionnements sur les pratiques (lectures à haute voix, livres lus avec les enfants et empruntés pour être lus avec les bibliothécaires – mais empruntés avec sa carte de lecteur et emportés dans le cartable comme on doit le faire pour être de « vrais lecteurs de vraies bibliothèques », création de marque pages pour savoir « où on était la dernière fois… »), des réflexions sur les animations, (les rencontres métiers mais aussi réfléchir à faire avec, ensemble, laisser les enfants choisir les thèmes, les aider à construire les animations : de l’élaboration du projet à sa conclusion, du premier coup de téléphone à la dernière chaise disposée… et les refus et les pas réussis mais aussi les plus belles animations et les beaux souvenirs, les crises de fous rires) et sur l’ambition des projets.
D’autres après-midis ont fait naître d’autres rencontres, d’autres projets.

Mais on rencontre surtout Geneviève Patte dans ses livres.

L’écho de sa voix y est à toutes les pages. Comment le goût pour la liberté et pour l’amour des livres lui ont été donnés dès l’enfance, comment sont nées son inépuisable curiosité de l’autre et de l’ailleurs et sa volonté farouche de repousser les impossibles, de découvrir sa mission : apporter le livre, le poser dans les mains d’un enfant et voir le monde s’incliner et l’y laisser entrer… Chaque nouvelle ville traversée est un nouveau lieu de lecture à découvrir, de nouvelles expériences à observer ou à faire grandir – avec précaution comme un jardinier protège un jeune plant qui promet des fruits savoureux – chaque expérience nouvelle est le bonheur de rencontrer des personnes engagées, dédiées à l’enfance, et de ces rencontres naissent de nouvelles interrogations sur la lecture et le respect de l’enfant.
C’est cette mission : faisons-les lire – si simple et si nécessaire – qui toujours guide, encourage toutes les audaces, qui excuse tous les kilomètres parcourus.

Il y a toujours un nouveau lieu de lecture à découvrir, une nouvelle rencontre, une autre personne à convaincre à son combat pacifique, un livre à faire découvrir aux enfants et toujours la même bataille pour cette infatigable voyageuse.

Son dernier livre Mais qu’est-ce qui les fait lire comme ça ? est une autobiographie.
Geneviève Patte se dévoile avec spontanéité et sincérité, avec des mots simples pour une lecture fluide et essentielle, elle y parle des belles personnes qu’elle a rencontrées, et des combats qu’elle a menés et qu’elle mène encore.

Mais ne vous y trompez pas, on y lit encore et toujours cette impérative mission : laissons-les lire.

La vraie vie des bibliothécaires

Posté par Roxane Schaeffer, le Mercredi 9 décembre 2015

Si vous êtes vous-mêmes bibliothécaires, vous avez été, au moins une fois dans votre carrière – voire très régulièrement -, confrontés à cette question : « mais que faites-vous quand la bibliothèque est fermée au public ? ». Après votre réponse, plus ou moins longue en fonction de votre interlocuteur et de votre humeur, vous avez pu avoir pour réaction : « Ah ! Donc vous travaillez en dehors des heures d’ouverture.».

Oui.

Il est temps de révéler un secret trop longtemps gardé : les bibliothécaires travaillent.
Et ce, même quand il n’y a pas de public pour leur poser tout un tas de questions farfelues.
En fonction des villes et des spécificités des fonds proposés, les horaires d’ouverture des bibliothèques varient considérablement. Mais à vrai dire peu importe, les bibliothécaires n’arrivent pas 10 min avant l’ouverture et ne repartent pas 10 minutes après la fermeture. (Même si quelques fois, ils aimeraient bien…)
Ouvrir au public dans les meilleures conditions toute l’année en proposant une offre culturelle de qualité toujours renouvelée, contre toute attente, cela se prépare et prend du temps.

Il y a tout d’abord un travail permanent à mener sur les collections. Des recherches et des lectures pour l’acquisition de nouveaux ouvrages à l’harmonisation du catalogue en fonction de la politique documentaire en passant par le désherbage régulier des ouvrages abimés ou obsolètes… s’occuper d’une collection prend du temps et demande de la méthode. Et beaucoup de patience aussi !

Il y a aussi la préparation de la programmation annuelle et de ses diverses animations.
A la Petite Bibliothèque Ronde, chaque weekend est proposée une animation spécifique qui s’intègre à la programmation tout en s’adaptant aux temps forts locaux ou nationaux (Journées du Patrimoine, Fête des jardins, Mois du film documentaire, La Science se livre, le Printemps des Poètes, etc…). Chaque semaine, il faut donc, selon le cas, préparer une activité créative, tester des applications numériques, contacter des intervenants, acheter du matériel, faire des recherches bibliographiques, se renouveler et toujours travailler en équipe. Trois fois rien.

A cela s’ajoute un accueil du public en dehors des heures d’ouverture. Et cet accueil est loin d’être marginal, les bibliothèques y proposent des activités pour les scolaires et les professionnels.
Par exemple à la PBR, nous recevons des classes ou des parents dans le cadre de projets au long cours avec nos partenaires, établissements scolaires, CAF (Caisses d’Allocations Familiales) ou ARPE (Accueil Relais Parents Enfants). Nous accueillons aussi en formation des professionnels intéressés par nos pratiques : de la lecture aux bébés au kamishibai en passant par le numérique. Et plusieurs fois par mois, des groupes (étudiants, professionnels de l’architecture ou des bibliothèques) se déplacent pour des visites guidées du lieu.

En dehors de ces propositions à la bibliothèque, il y en a souvent bien d’autres, hors-les-murs. Ces actions diffèrent d’une bibliothèque à l’autre en fonction des situations locales comme des compétences des professionnels. Pour l’équipe de la PBR, il s’agit d’interventions dans les crèches, les relais d’assistantes maternelles, les écoles pour les Nouvelles Activités Périscolaires, lors des campagnes des Restos Bébés du Cœur, des festivités de la ville ou avec des tapis de lectures plus informels, etc. Il est bien évident que toute intervention extérieure se prépare en amont : avec la mise en place des partenariats, l’élaboration des séances, l’analyse des pratiques passant par la rédaction de comptes rendus et les partages d’expériences.

Parmi les actions hors-les-murs, il y a aussi les formations sur site, où un ou plusieurs membres de l’équipe se déplacent, souvent dans toute la France, pour proposer des formations à d’autres bibliothécaires directement dans leurs structures et les invitations à participer à des journées d’étude, des séminaires ou colloques. Qui, comme chacun sait, ne demande qu’un peu d’improvisation.

Si l’on voulait être exhaustif, on pourrait également mentionner les événements exceptionnels qui peuvent mobiliser les équipes sur plusieurs mois : l’organisation d’expositions, de journées d’études, ou de festivals ou même -cas extrême- d’anniversaires (comme les cinquante ans d’une bibliothèque…).
Pour le dire plus simplement, l’accueil du public est à la fois le point de départ et l’objectif de toutes les actions des bibliothécaires. Mais il est loin d’être leur seul temps de travail effectif. C’est avant tout un temps d’expériences, d’échanges et de mises en pratique qui couronne des semaines voire des mois de préparation.

Peut-être après tout que ceux qui s’étonnent que les bibliothécaires travaillent en dehors des heures d’ouverture de la bibliothèque leur font un très beau compliment. Comprenez : c’est la preuve de la qualité de leur travail qui ne laisse pas deviner les efforts et l’énergie déployés.

Lire sur le sujet le très drôle article de Roz Warren : http://www.huffingtonpost.com/roz-warren/would-you-ask-a-librarian_b_7531000.html

Ressources après les attentats

Posté par Chloé Even, le Vendredi 4 décembre 2015

Les attentats de Paris du 13 novembre dernier ont suscité beaucoup de questions, notamment chez les enfants et adolescents. Après les parents, ce sont les enseignants et plus largement les professionnels de l’enfance et de la petite enfance, qui sont les premiers confrontés à leurs interrogations, voire à leurs inquiétudes.

En tant que professionnel du livre et de l’enfance, nous avons chercher des ressources pour nous aider à dialoguer avec notre public et répondre à certaines de ses interrogations.

La communauté enseignante a été très réactive en créant sur Twitter le hashtag #educattentats.

Afin de recenser et de donner davantage de visibilité à toutes les ressources éducatives sur le sujet, le site http://educattentats.mednum.fr a été mis en ligne pour accompagner les parents, les enseignants, les éducateurs et les médiateurs.

Nous voulions saluer cette initiative, la partager et vous inviter à y participer en communiquant à l’équipe du site vos liens, ressources et contenus intéressants pour les jeunes comme les adultes.

Claude Ponti, pour les 50 ans de la bibliothèque des enfants de Clamart

Posté par Chloé Even, le Jeudi 15 octobre 2015

Chère Bibliothèque Ronde,

aujourd’hui c’est ta fête, toi qui a fait en sorte que ce soit la fête tous les jours pour les enfants en lecture.

Ce n’était pas gagné. Faire entrer des livres rectangulaires dans une bibliothèque ronde, quelle invraisemblablissime idée inconvenante et ridicule.

Et dans un endroit inconvenantissime, ridicule et invraisemblable.

Invraisembla bla bla bla bla ble.

Tu avais tout faux et tu as prouvé que tu avais tout juste et raison.

Il s’en est fallu de quelques personnes au cerveau vaste aux intentions généreuses et au courage incommensurable.

Invrasembla bla bla bla bla ble.

tout passe par l’invraisembla bla bla bla alors que le B. A. BA serait de mise.
Car c’est la mise qui compte.

Miser sur l’avenir des enfants qui sont aussi comme par hasard les enfants de l’avenir.

Chère Bibliothèque tu as conquis ton avenir et construisant l’avenir de tes jeunes lecteurs qui t’en sont reconnaissants souvent sans le savoir, ce qui est la preuve de ton intelligence et de ton efficacité.

Je ne sais pas ce que sera ton avenir pour les deux cent cinquante ans qui viennent.

Je te souhaite encore et toujours d’avoir à affronter

l’invraisembla bla bla bla bla ble
inévitabla bla bla bla bla bla ble

qui donnent tant de force contre, de conviction pour, et de réussite au bout du compte.

Je t’embrasse sur tes deux joues rondes, chère Bibliothèque et sur les joues de tes fondatrices, constructrices, animatrices personnes forcenées et admirables.
Bien à toi pour deux cent cinquante ans, donc.

Claude Ponti.

Aujourd’hui, partageons nos idées, nos expériences, nos questions et suggestions. Partons à la découverte de pratiques enthousiasmantes, d’innovations surprenantes. C’est ainsi qu’il faut aborder le présent et l’avenir pour que la lecture soit une fête ouverte à tous. Geneviève Patte
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